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Redéploiement du MIN

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L'indispensable redéploiement du MIN

Avec une baisse de fréquentation qui a chuté de 66 % en 20 ans, le Marché d'Intérêt National aborde un virage crucial de son histoire. Porté par différents partenaires, dont l’État, la Région, le Département ou la commune, un projet de redéploiement ambitieux doit lui permettre de relancer l'agriculture sur notre territoire avec la création de près de 1.000 emplois à la clé. Beaucoup de producteurs le disent : « si rien n'est fait dans les années à venir, on va disparaître... ». L'avenir de centaines de familles est en jeu. Explications

Pourquoi parler d'un redéploiement du MIN ?

Le MIN de Châteaurenard a été construit il y a presque 60 ans et a participé de manière significative au développement économique de la Région toute entière. Mais sa structure n’a que très peu évolué malgré un environnement économique et social en pleine mutation, avec le développement de la grande distribution et des ventes directes, la mondialisation des échanges, la généralisation d’Internet… La fréquentation du MIN n’a dès lors cessé de baisser au cours des années (- 33% en 10 ans, -66% en 20 ans). Sur Châteaurenard, les effets se retrouvent dans la chute du nombre d'exploitations agricoles passées de 800 à 80. A l’inverse, on ne peut que constater que le modèle économique du MIN a changé. Indispensables pour accueillir sur le site de nouveaux opérateurs et de nouveaux acheteurs qui travaillent de fait toute l’année avec les exploitations et entreprises locales, les boxes sont saturés avec un taux d’occupation de 100% alors qu'une importante demande existe, demande à laquelle le MIN actuel est incapable de donner suite. Le MIN n’est donc tout simplement plus adapté et ne constitue plus un modèle viable et durable. Si rien n’est fait, il disparaîtra à moyen-long terme. Les conséquences d’une disparition seraient sérieuses.

Qui a choisi le lieu ?

Une étude sur six lieux potentiels a été conduite par un cabinet spécialisé qui a travaillé selon plusieurs critères : proximité des grandes voies de communication, densité de l'habitat, PPRI, liaison avec le rail à Avignon. Ses conclusions ont été présentées à un comité de pilotage composé de l’État (Préfecture et Direction des Territoires), la Région, le Département, Terre de Provence Agglomération, la Mairie de Châteaurenard, la CCI Pays d'Arles, des représentants des agriculteurs locaux et la DRAAF PACA. De par sa situation géographique unique, à 10mn de la gare TGV et à 5mn de la sortie de l'autoroute, le site des Iscles à Châteaurenard a été retenu.

Cette zone est-elle soumise au PPRI ?

En juin 2016, après de nombreuses discussions avec l'ensemble des communes de notre territoire, l’État rendra opposable ce Plan de Prévention des Risques d'Inondation. Dans les grandes lignes, le PPRI détermine des zones d'aléas forts, moyens ou faibles avec des règlements spécifiques à chaque zone. Dans les zones « aléas forts et moyens », une zone qui concerne le site choisi, aucune construction nouvelle à usage d'habitation ne sera plus possible. Les services de l’État ont cependant admis que des aménagements nécessaires au développement de l'agriculture étaient possibles et que la protection des futures digues, où le MIN sera adossé au sud, augmentait la sécurité du lieu.

Au moins 1.000 emplois créés

Quel est l'état d'avancement du projet à ce jour ?

Officiellement, rien n'est encore figé. Un périmètre potentiel dans lequel se trouvera le futur MIN est mentionné dans la cartographie du PPRI. Aucun parti pris d'aménagement n'existe et reste à faire et cela prendra plusieurs mois. L'étape la plus proche de nous est de déterminer une zone d'aménagement différé (ZAD), à l'intérieur du périmètre retenu, qui sera officialisée par le Préfet de Région au titre d'une Déclaration d'Utilité Publique (DUP).

Quelle conséquence sur l’emploi ?

On peut s'accorder à dire qu'au-delà de la redynamisation de l'agriculture, au moins 1000 emplois nouveaux seront créés dans une palette de métiers très diversifiés : cadres commerciaux, préparateurs de commandes, gestionnaires de stocks, acheteurs, manutentionnaires….

Des expropriations sont évoquées ?

Pour les habitations et les terres agricoles se trouvant dans le périmètre, une fois celui-ci décidé, des discussions au cas par cas seront conduites. Avant de parler d'expropriations, il est plus pertinent de parler de négociations. Ce projet sera en outre phasé dans le temps et chaque cas sera traité en tenant compte des spécificités particulières selon la phase d'aménagement concernée. Sur le nombre, les spécialistes s’accordent à parler d’une douzaine d’expropriations pour les 10 prochaines années et encore une autre douzaine à terme (20ans).

Ce projet prend il en compte la dimension écologique ?

Depuis plusieurs années, Châteaurenard s'est engagée dans une démarche structurée dans le domaine des actions du Développement Durable. Toutes ces questions seront au coeur du projet lors de l’élaboration du parti pris d'aménagement urbanistique. Une attention particulière sera portée aux questions concernant l’hydraulique, le pluvial, le traitement des eaux usées et l'assainissement, la protection des nappes phréatiques ainsi que l'implantation des entreprises de telle sorte que les riverains en bordure du périmètre n'aient pas de nuisances sonores. Les bâtiments à faible consommation énergétique seront privilégiés et des barrières vertes seront créées pour isoler le carreau du MIN des habitations périphériques. Le MIN aura ses entrées et sorties spécifiques sur l'avenue de la Durance et le chemin de la Pointue restera en l'état. Enfin, un périmètre équivalent sera restitué à l'agriculture notamment sur la zone Saint-Jean, initialement prévue pour une future zone artisanale, qui redeviendra assurément une zone agricole.

> Toutes les personnes intéressées par ce projet peuvent prendre rendez-vous au service urbanisme avec les adjoints Marcel Martel et Michel Lombardo

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