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Cinquante ans après sa création, le MIN reste toujours le 1er marché de production en France. Il génère 320 emplois, regroupe 40 entreprises pour la plupart grossistes ou transporteurs, 80 box sont en activité, pour une surface totale de 11 hectares et 14 000 tonnes sont commercialisées chaque année. Plusieurs centaines de producteurs le fréquentent pour une centaine d’acheteurs chaque semaine, du lundi au vendredi de 5h45 à 7 heures du matin. Chaque jour, les Services des Nouvelles des Marchés (SNM) communiquent la Mercuriale officielle qui reste une référence de prix pour plusieurs produits tels que la salade d’hiver, les courgettes, les tomates, concombres, poivrons ou encore les poires et les abricots pour la saison estivale.
Le MIN évolue, restant un outil indispensable à toute la filière agroalimentaire. Véritable lieu de contact, la vente se fait sans la présence physique du produit. La salade se vend à l’échantillon, les producteurs coupent après avoir vendu, dans le conditionnement demandé par l’acheteur. Tout en restant un outil de travail fonctionnel, sa fréquentation en baisse constante a conduit son président, Monsieur le Député-Maire, Bernard Reynès – par ailleurs Président du groupe d’études sur le commerce de proximité et 1er Vice-Président du groupe d’études fruits et légumes à l’Assemblée Nationale- à lancer une réflexion sur l’avenir de cette grande institution châteaurenardaise. Un groupe de travail composé d’agriculteurs, d’expéditeurs, d’élus, du président de la Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône s’est constitué. Il a été décidé de faire un audit pour avoir une véritable évaluation des atouts et des handicaps, en s’appuyant sur les agriculteurs et l’ensemble de la filière fréquentant toujours ou n’utilisant plus le MIN. Cet audit débutera en juin et durera 5 mois pour déboucher vers des propositions. Et le Député-Maire d’annoncer, lors de la première réunion du groupe de travail : « nous ne voulons pas changer les fondamentaux du MIN qui doit rester un marché de producteurs mais son mode de fonctionnement doit évoluer » Châteaurenard reste la place forte économique des traditions agricoles dans notre région. Le MIN en est l’outil indispensable. En cette période de crise, il semble important de continuer à faire évoluer le MIN mais également nos zones d’activités, celles du Barret et des Iscles notamment, où se trouvent la plupart des acteurs du monde agricole. Ceci afin de rester leader dans la commercialisation des fruits et légumes en France. |