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Le site Internet du journal "la Provence" est revenu, jeudi 19 mars, sur le service minimum dans les écoles. Ce site qui affiche plusieurs centaines de milliers de connexions au quotidien a mis à sa "une" l'exemple de Châteaurenard pour illustrer sa thématique. Découvrez ci-après son article intitulé "Châteaurenard en première ligne" :
"À Châteaurenard, le service minimum à l’école, les jours de grève, est une affaire bien rodée. La commune avait été précurseur dans le Pays d’Arles en l’instaurant, dès les premières recommandations ministérielles. Ceci à trois reprises, à partir de janvier 2008. Rendu désormais obligatoire, il a forcément été reconduit hier. Pour la 6e fois consécutive.
En tout, 21 agents municipaux -- soit sept personnes de plus qu’en temps normal affectées au service des classes élémentaires -- se sont occupés des 119 élèves des 26 enseignants grévistes (sur 28 annoncés la veille par l’inspection académique). En effet, aucun personnel supplémentaire n’a été mis à disposition en maternelle, où les Atsem (agents spécialisés des écoles maternelles) étaient suffisamment nombreux pour prendre en charge les enfants. "Nous proposons aux enfants de dessiner, de jouer à des jeux de société. Certains préfèrent faire leurs devoirs. D’autres vont s’atteler au projet sur les énergies renouvelables initié ici" confiait Muriel, une des responsables. Les services de garderie, restauration scolaire et études ont aussi été maintenus. De quoi satisfaire les parents utilisateurs du service. "C’est vraiment bien pour les mamans qui travaillent, comme moi. Il n’est pas facile de trouver quelqu’un pour garder nos enfants" confiait l’une d’elles. "Pour moi, c’est parfait. Aujourd’hui, j’aurais vraiment été ennuyée car mon mari travaille aussi. On aurait peut-être trouvé quelqu’un mais, dans le cas contraire, on aurait pris un jour de congé. La maîtresse de ma fille suit chaque mouvement et les jours de congé ne sont pas extensibles !" a précisé cette autre. "Nous savons que nous rendons service aux parents qui ne peuvent pas faire autrement et c’est notre objectif. Finalement beaucoup d’élèves sont restés chez eux…" a, pour sa part, argué l’adjointe aux écoles. En précisant que l’État rembourse les frais à la commune à raison d’une personne pour 15 enfants. Ce service ne coûtera donc rien à la collectivité.
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